Tembo the badass elephant
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Entre deux productions Pokémon, le studio Game Freak tente de se diversifier.
Il s’associe à Sega pour nous servir Tembo The Badass Elephant.


Un premier pas réussi dans le monde de la plateforme bourrée d’action et d’explosions ?

Tembo faut venir lui casser les cacahouètes car c’est un éléphant des plus badass. Alors quand son vieux mentor de colonel l’appelle à la rescousse alors que le commando Phantom ose s’attaquer à son île Cacahouète pour l’envahir. Son sang ne fait qu’un tour et mieux vaut ne pas se trouver sur son chemin. Paré d’un équipement, une peinture de guerre et un bandeau rouge sur le haut du crâne, le voilà prêt à dézinguer du colosse Phantom à tour de trompe !

L’éléphant Tembo a bonne mémoire, il puise ses inspirations dans les bonnes recettes de l’âge d’or du jeu de plateforme. Comment ne pas penser aux ballons de Donkey Kong Country à chaque pot de beurre de cacahuète que l’on remplit et au rhino Rambi en fonçant à toute berzingue à travers les soldats Phantom, les caisses, les cailloux et autres carcasses de voitures posées là ? Comment ne pas songer à Sonic à chaque otage sauvé, à chaque dash balancé ? Ou encore à ses stages bonus type « flipper » dès que Tembo rebondit contre un bumper ? Et que dire de son attaque « écrase cul » digne du frère Mario ?

Si Tembo ne révolutionne pas le jeu plateforme, il fait le job avec un amour sans faille pour celui-ci

Aucun temps mort, les niveaux s’enchaînent facilement au début, moins à la fin puisque le commando Phantom devient progressivement de moins en moins enclin à se laisser faire. Au début vous courrez allègrement la trompe au vent, vers la fin vous déploierez des trésors de finesse pour rendre hommage à toute l’agilité dont un éléphant mécontent est capable de faire preuve. Le tout reste agréable à jouer, sans tomber dans le sadisme absolu.

La palette de mouvements, sans être hyper complète, propose toutefois l’essentiel pour s’amuser : sauter, foncer, planer (oui, un éléphant ça plane énormément), uppercut, cul vers le bas, slide et dash. Globalement le tout est fluide mais pas exempt de défauts. En effet à la manière d’un Guacamelee, l’action écrasement aura la fâcheuse tendance à s’enclencher par erreur alors que vous vouliez juste faire un saut normal, et ça c’est contraignant. Rien de bien dramatique, mais une action activable uniquement par une direction de stick provoquent bien souvent des faux mouvements dans le feu de l’action.

Il ne faut pas pour autant discriminer les animaux en surpoids, eux aussi ont droit à leurs jeux. Si l’inertie de Super Meat Boy est la seule valable à vos yeux, sachez qu’ici la grâce du pachyderme furieux est moindre. Mais mister Meat Boy n’est point capable de fracasser des murs et balancer des dashes à tout va. Le gameplay se prête bien à son personnage.

Comme vous pouvez vous en douter le ton est léger et amusant. Mention spéciale aux otages libérés qui font les couillons sur votre dos, ou aux méchants qui changent de chapeau selon le niveau, un souci du détail appréciable.

Comptez 6h pour venir à bout de l’infâme Phantom et 10h pour obtenir le 100%

On passe un super moment avec notre Rambo pachydermique sans jamais avoir le temps de se lasser mais Tembo The Badass Eléphant laisse tout de même une impression mitigée. S’il rend hommage aux jeux vidéo des années 90, il nous rappelle aussi combien ils pouvaient être frustrant pour de mauvaises raisons. En effet, la mauvaise gestion des collisions et du rythme vient ternir l’expérience. Il s’agit donc d’un bon trip rétro qui ne brille pas par son originalité.

L’éléphant Tembo n’est certes pas le plus grand des joyaux, mais il est beau, rigolo et sait nous rentrer dans la peau.

Bonne chasse aux cacahuètes !

 

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